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Écrits savants du roi Alfred et auteur des cinquante premiers psaumes en prose

Écrits savants du roi Alfred et auteur des cinquante premiers psaumes en prose

Écrits savants du roi Alfred et auteur des cinquante premiers psaumes en prose

Treschow, Michael, Gill, Paramjit et Swartz, Tim B.

L'âge héroïque, numéro 12 (mai 2009)

Abstrait

Une grande partie de la renommée du roi Alfred provient de ses traductions d’écrits latins en vieil anglais. Le groupe de traductions qui lui est attribué, cependant, a changé au fil des ans. Actuellement, quatre traductions lui sont attribuées: la Pastorale, le Boèce, les Soliloques et les cinquante premiers psaumes en prose. Les trois premiers ouvrages nomment ouvertement Alfred comme traducteur et fournissent des preuves internes solides qu’il s’agit de l’œuvre d’Alfred. Les psaumes en prose, cependant, n’ont pas le nom d’Alfred. Bien qu’ils soient maintenant largement reconnus comme Alfred sur la base des études de Janet Bately et Patrick O’Neil, les Psaumes de Prose ne permettent pas la même confiance dans la paternité d’Alfred qu’avec les trois traductions nommées. Les arguments de Bately et O'Neill présentent plusieurs faiblesses. Leur conclusion échoue d'ailleurs lorsque l'analyse stylométrique est appliquée aux traductions associées à Alfred. Les méthodes statistiques employées dans cette étude indiquent qu'Alfred ne devrait pas être considéré comme le traducteur des Psaumes de Prose après tout.

Ainsi, le roi Alfred est présenté au début du poème en moyen anglais que nous appelons les Proverbes d'Alfred. Les différentes versions que nous avons de ce poème ont été écrites plus de trois cents ans après la mort d’Alfred en 899. Il offre un portrait attachant. Le grand roi, assis devant ses évêques, clercs, nobles et guerriers réunis à Seaford (Arngart 1955, 1.1-10), est sur le point de s'adresser à eux et de leur offrir ses conseils. Et ils sont prêts à écouter. Car il est le guide du peuple anglais (englene hurde: 1.10) et de leur chef bien-aimé (englene derling: 1.11). Il est venu devant eux comme leur possession chérie (lufsum þing: 1.18). Il est leur érudit-roi (roi 7 clerc: 1.19). Par ses sages paroles et ses actes, il est leur réconfort (frowere: 2.26). Cette représentation affectueuse du roi Alfred comme savant, gracieux et sage complète la description antérieure d'Alfred par Guillaume de Malmesbury dans le Gesta Regum Anglorum. William, l’historien L’historien du XIIe siècle est moins effusif que le poète du XIIIe siècle, mais il fait encore beaucoup de cas de l’apprentissage et de la science d’Alfred. Il attribue à Alfred le travail de traduction de l'Historia Adversus Paganos d'Orosius, du Liber Pastoralis de Grégoire le Grand, de l'Historia Ecclesiastica Gentis Anglorum de Bede, de De Consolatione Philosophiae de Boethius, ainsi que des extraits d'écrits savants qu'il avait rassemblés dans son propre «Manuel» ou Enchiridion. William ajoute, en outre, qu'Alfred a traduit une partie des Psaumes peu de temps avant sa mort (2.4).


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